Photo de Martine Doyen

bio

Née à Montréal, Lucie Lachapelle a vécu en Abitibi où elle a côtoyé le monde amérindien et est devenue mère de deux métis cris. Diplômée en Communication, profil cinéma, de l'Université du Québec à Montréal, elle a été enseignante, notamment au Nunavik, consultante en communication, assistante à la réalisation et recherchiste pour des documentaires de l’ONF avant de signer son premier film, La Rencontre en 1994. Depuis, elle écrit et réalise des documentaires diffusés au Québec et à l’étranger. (La Rencontre, 1994, Village Mosaïque, 1996, Épouses de Dieu et Ouvrières de Dieu, 1999, Le Stress post-traumatique, 2000, L’Autisme, 2001, Les Phobies, 2002). Avec son film Village Mosaïque, elle a été récipiendaire du Prix Gémeaux du multiculturalisme, et finaliste pour le Prix Gémeaux de la meilleure réalisation et pour la meilleure recherche, pour l’Autisme et La Rencontre, respectivement. Lucie Lachapelle agit aussi comme analyste de scénarios documentaires et de fictions et comme conseillère à la scénarisation. Elle a publié un premier roman intitulé Rivière Mékiskan, chez XYZ, éditeur. Elle écrit de la poésie et des nouvelles.




Rivière Mékiskan, roman



Lucie Lachapelle, Rivière Mékiskan - roman, Montréal : XYZ, éditeur, 2010, 159 pages.
ISBN : 978-2-89261-572-2






QUATRIÈME DE COUVERTURE

— Le corps a été retrouvé sur un banc de parc à cinq heures du matin. (...) Cause du décès: intoxication à l'alcool, itinérance. (...) Le lien avec vous? a demandé l'homme.
— Mon père, a répondu Alice.
(...)
— Voulez-vous signer ici?
Alice a alors pensé qu'elle allait signer un papier confirmant la déchéance de son père. Et sa fin. En août, à cinquante-cinq ans, (...) sur un banc de parc, après des années de fuite, de chute, de rechute, d'errance, d'excuses, d'abandon et de trahison.

Alice rapporte les cendres de son père amérindien à Mékiskan, là où il est né et a grandi, à douze heures de train de Montréal. Elle y fait la connaissance de la vieille Lucy, une cousine de sa grand-mère qui vit dans une cabane et qui s'occupe de ses petits-enfants lorsque leur mère Jeannette, sa fille, se saoule à l'hôtel du village en compagnie d'un Ihimistikshiou, un Blanc. Partie pour vingt-quatre heures, Alice reste une semaine auprès de Lucy et découvre un monde où coexistent difficilement traditions amérindiennes et mode de vie des Blancs, où la forêt a été mutilée par les coupes à blanc, où les jeunes risquent fort de devenir délinquants et alcooliques, quand ils ne se suicident pas, mais un monde, aussi, peuplé de gens fort attachants. Alice en sera à jamais transformée.


Lien: illustration de Jean Kazemirchuk

Lien: XYZ, éditeur


Critique:

Didier Fessou, Le Soleil
21 février 2010

«[...] Un récit sur les souffrance que les Blancs ont infligé aux Amérindiens. Des Amérindiens battus, humiliés, violentés et abandonnés à leur triste sort. Alice, 25 ans, née d'une mère blanche et d'un père amérindien, intoxiqué par l'alcool, son père est mort comme un chien dans la rue, à Montréal. Alice fait incinérer son corps et décide d'aller éparpiller ses cendres à Mékiskan, d'où il est originaire. Là, elle fait la connaissance des siens: «Alice pense qu'une dose incroyable d'incompréhension, de non-dits, de suppositions, de malaises et de blessures a créé une distance immense entre elle et la famille de son père.» Ajoutez à ça qu'elle est enceinte et qu'elle veut se faire avorter. Cette histoire est brutale, dérangeante, mais forte et magnifique. »

Photos du lancement qui avait lieu le 3 février 2010

Les lectrices (de gauche à droite):
Marie-Ève Lachapelle-Bordeleau, Marie Lachapelle, Clotilde Pelletier

Josée Bonneville, éditrice
Jean Kazemirchuk, peintre et illustrateur
Lucie Lachapelle, auteure

Lucie Lachapelle